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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 19:06

 

raymond La Coupe du monde est presque terminée pour les Bleus, qui sont englués dans une nouvelle affaire après les insultes d'Anelka. Domenech, si détesté en France, s'est fait traîté de "fils de p***" à la mi-temps lors de la débandade face au Mexique. Une parole "inadmissible" selon le capitaine Evra, hier en conférence de presse, qui a pourtant plaidé, comme "tous les autres joueurs", pour que l'attaquant de Chelsea ne quitte pas le groupe. Alors inadmissible ou pas ? Au côté du président Escalette, toujours autant satisfait de lui-même, le Français a passé son temps à défendre l'indéfendable, reportant la faute sur les médias et sur le "traître" qui les informe de l'intérieur.  "Depuis le début un traître vous informe de ce qui se passe au sein de l'équipe de France. Le problème, ce n'est pas Anelka, c'est ce traître, qu'il faut éliminer", explique le capitaine. Depuis le début ? Pourtant, quand on lui demande si la vie du groupe est toujours aussi "saine" comme il se plaisait à la répéter, il répond : "non, plus depuis qu'on sait qu'il y a un traître". Faudrait savoir Patoch' ! Plus que jamais, ces joueurs, si mauvais sur le terrain, et cette fédération dirigée par des amateurs, sont à côté de la plaque. Ils sont incapables de mesurer le fossé qui les sépare désormais de leur public. Pourquoi ce capitaine aussi charismatique qu'un gant de toilette n'est-il pas capable de condamner les propos d'Anelka et d'admettre que son exclusion est justifiée ? "Je ne peux pas m'exprimer la dessus" indique-t-il. C'est pourtant son rôle ! Cette équipe n'est grande que par l'immense lâcheté et l'incroyable hypocrisie qui la caractérisent si bien. Et par la débilité aussi, exprimée par le président de la FFF qui explique, avec le sourire, qu'Anelka a "accepté DIGNEMENT son exclusion" du groupe. Faut-il l'applaudir ? Aurions-nous dû nous attendre à de nouvelles insultes ? Une chose est sure, le joueur de Chelsea est aussi bête que mauvais devant le but, et il faut être aussi idiot que lui pour oser le défendre. Mais qu'il se rassure, il aura tout de même droit à ses primes de match...

Avant le rendez-vous face à l'Afrique du Sud, l'Oreille qui traîne a tenté de calmer ses nerfs en rendant un hommage (enfin, une sorte d'hommage..) à Raymond Domenech, dont le départ sera sans doute l'unique bon souvenir qu'il nous laissera ! Voici donc un petit montage fait de bric et de broc, mais criant de vérité !

 

 

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Café des sports
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 15:11

 

pelleBeche-fi

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Temps de cerveau disponible
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 01:52


confession copy Depuis que j'ai croisé sa route, elle me hante. Je ne pense plus qu'à elle. Vous n'êtes pas en train de lire le carnet intime d'un prépubère boutonneux. Ce n'est pas non plus le statut Facebook d'un passionné de tuning. Emporté par la fougue, je plonge la tête la première dans l'exhibitionnisme le plus malsain afin de vous faire partager ce sentiment étrange qui m'habite. Je suis drogué, shooté, accro ! Je ne suis plus qu'un junkie à la recherche de sa dose quotidienne. Un moment de blues, une montée de stress, un coup de pression... et c'est vers elle que je me tourne. Elle me calme, elle m'apaise.
Je la croise quotidiennement depuis plusieurs semaines, mais jamais je n'aurais imaginé une telle addiction. Je ne cède pourtant pas facilement à la tentation : je passe en effet chaque jour devant un gérant de peep show qui me demande à chaque fois d'entrer voir les "filles". Je répond non systématiquement.
Mais celle dont je vous parle est tellement différente... Et ce n'est pas une question de prix ! Certes, son tarif à elle est moins élevé, mais l'idée de mettre la main au porte-feuille pour satisfaire un besoin primaire me dégoûte. Pourtant, avec elle, je n'hésite pas. Impossible de résister. Je la regarde, immobile derrière sa vitre, entourée de ses "collègues".
Elle attend un client... Imperturbable, elle essuie les moqueries de ceux qui ne la trouvent pas à leur goût, sans jamais répondre. Enveloppée dans une robe à moitié transparente, ses formes généreuses aguichent mon oeil lubrique. Ce n'est pas raisonnable, mais je finis toujours par craquer.
A chaque fois, c'est le même scénario : je tends mon argent, elle me tombe dans les bras. Je la déshabille, mes doigts glissent sur sa peau râpeuse et légèrement dorée, je respire son parfum si unique. Mes hormones sont en éveil. Je frissone. Trêve de préliminaires : je la prend, je la casse en deux. J'en met partout ! Mais je n'en perds pas une miette. L'acte ne dure jamais bien longtemps, elle n'est pas si vaillante qu'elle en avait l'air derrière sa vitre. Une fois la besogne achevée, je n'ai qu'une envie, fuir. J'ai peur qu'un collègue, passant par là, me surprenne dans cette posture honteuse. Je pars, sans même jeter un regard derrière moi et je tente de l'oublier... Jusqu'au lendemain. C'est fou l'effet qu'elle me fait.
Je dois pourtant mettre un terme à cette relation si particulière. Je ne tiendrai pas le coup physiquement, et encore moins financièrement. Vous êtes choqué ? Regardez-la, vous comprendrez pourquoi je tiens tant à elle... cliquez ici.
Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Temps de cerveau disponible
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 12:18

 

Le cinéma parait bien fade, parfois, par rapport à la réalité. Hier, en jetant un coup d’œil sur le site du New York Post, je suis tombé sur deux histoires incroyables. L’une se termine (plutôt) bien, l’autre est actuellement jugée devant un tribunal new yorkais. Leur point commun ? Si elles étaient adaptées sur grand écran, elles seraient interdites aux moins de 12 ans. Alors âmes sensibles, s’abstenir…

trapped--300x300 Le premier article raconte la terrible mésaventure de Jonathan Metz, un homme de 31 ans vivant à Hartford dans le Connecticut, qui s’est lui-même coupé un bras. Pourquoi un tel geste ? Deux secondes, je vous explique… On est lundi, Jonathan s’adonne au bricolage dans sa cave lorsqu’il se coince le bras dans sa chaudière. Pas malin ! Durant plus de six heures, il crie au secours et tente, en vain, de retirer son membre, pris au piège par des lamelles d’acier en forme d’entonnoir. Soudain, Jon pense à l’idole de sa jeunesse : Macgyver ! « Je me suis demandé ce qu’il aurait fait dans ma situation », a-t-il expliqué aux journalistes. Il attrape alors sa boîte à outils et en extirpe une scie à métaux. L’idée était de se couper le bras, de courir à l’étage, de le placer dans le congélateur et de se le faire greffer plus tard. Jon commence alors à scier, conforté dans son choix par l’odeur de chair pourrie qui se dégage de son bras ensanglanté. Il perd énormément de sang alors il se fabrique un garrot de fortune à l’aide d’un câble. Pas folle la guêpe ! Et le bucheron reprend sa coupe. Le travail est presque terminé lorsque Jon s’aperçoit que les nerfs de son bras résistent. Il change d’outils et opte cette fois pour une scie de plus grande taille. Il frappe de toutes ses forces sur son membre en lambeaux, mais rien n’y fait. Le bras ne lâche pas. Jonathan fini par s’effondrer sur le sol. Une réaction assez logique quand on vient de passer plusieurs heures à s’automutiler ! Il sera finalement retrouvé deux jours plus tard par la police, alertée par des collègues inquiets de ne pas voir Jonathan au travail. Selon les médecins, cette amputation artisanale a permis de stopper l’infection et lui a sans doute sauvé la vie. Comme quoi, parfois, il faut savoir prendre les problèmes à bras raccourcis !

 

agnes bermudez--300x300 Le deuxième article est en fait une vidéo. Il s’agit d’images filmées par des caméras de sécurité montrant une femme et un homme en feu… Etrange, non ? Les faits remontent à 2008 : Agnès Bermudez, folle de jalousie, aurait aspergé son petit-ami, William Salazar, d’un liquide inflammable parce qu’elle le soupçonnait de voir une autre femme. Pour l’anecdote, elle a utilisé le nettoyant pour moquette dont se servait son compagnon dans le cadre de son job. Le travail, c’est la santé, disait l’autre... Sur la vidéo, on peut voir l’incendiaire présumée tomber au sol, tandis que son petit-ami se précipite dans une épicerie voisine pour… ouvrir la porte d’un frigo avant de ressortir en courant ! Les réactions des hommes en feu sont parfois étranges… Le plus étonnant dans cette histoire, c’est qu’à la fin de la vidéo, William semble péter le feu ! Il se penche même sur sa compagne, qui, elle, paraît éteinte, enfin… morte ! C’est pourtant lui qui décèdera quatre jours plus tard. Agnès s’en sortira miraculeusement et subira une douzaine d’opérations afin de retrouver un semblant de visage. Les images du drame ont été diffusées cette semaine au tribunal. Les jurés ont été horrifiés et les familles des victimes – trois autres personnes sont décédés dans l’incendie déclenché par ce geste fou - n’ont pu s’empêcher de pleurer, rapporte le New York Post. Le verdict s’annonce sévère : ça sent le roussi pour Agnès !

La vidéo :

NYP Crédits photos : 1. AP, 2. Ellis Kapan

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Bad trip
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 11:56

 

Vous ne le connaissez pas et, pourtant, Bob Etheridge passe en boucle depuis le week-end dernier sur toutes les télés américaines. Le Représentant démocrate de Caroline du Nord doit sa notoriété soudaine à une vidéo filmée par deux étudiants victimes d’un coup sang du "congressman". Une simple question – "Appuyez-vous l’ordre du jour fixé par Obama ?" – a plongé Bob dans une colère noire. "Who are you ?" répète-t-il inlassablement aux deux étudiants. Il semble même prêt à en venir aux mains avec l’un de ses interlocuteurs… Dommage qu’il ne soit pas allé jusque là : l’image d’un vieil élu agressif frappant un ado en blazer en pleine rue aurait été de très bon goût ! Depuis l’incident, Etheridge a présenté ses excuses, jugeant sa réaction injustifiée. Finalement, il a le charisme d’une éponge ce Bob !

 

 

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : News of the world
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 12:00

 

Il parait que la Coupe du monde de football est le rendez-vous préféré des "celibatards" : tous les quatre ans, les hommes envoient sur la touche leur épouse ou leur fiancée pendant un mois, laissant le champ (terrain ?) libre aux prédateurs ! Une célèbre marque de déodorant en a d'ailleurs fait son crédo depuis le coup d'envoi de l'édition 2010. Mais les femmes sont-elles réellement condamnées à prendre leur mâle en patience ? Pas sur ! Certaines d'entre elles semblent s'être prises au jeu... La preuve par l'image !


espagne1

Ballons surgonflés !


angleterre1

Saignante cette rosbeef !


hollande1

Cette peau d'orange, on en redemande !


bresil1

Si tu vas à Rio, n'oublie pas ton "chapeau"...


usa3

La patriotisme à fleur de peau !


france1

Ces goal là réveillent la Gaule !


usa1

La règle d'or en football : mouiller le maillot !


Et pour ceux qui douteraient encore de l'intérêt grandissant du ballon rond auprès de la gente féminine, cliquez donc ici ! (Attention, ce lien s'adresse exclusivement à un public averti, l'Oreille ne saurait être tenue pour responsable...).

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Café des sports
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 21:32

 

LES MOMENTS FORTS

anelka A une heure du coup d’envoi, la surprise de Raymond tombe : le joueur d’Arsenal, Abou Diaby, remplace Malouda sur la feuille de match. Pour faire court, Domenech titularise un joueur qu’il a peu fait jouer durant les matches de préparation à la place d’un des rares Bleus en forme. La raison ? Ribéry refuse obstinément de jouer à droite, empêchant Malouda d’évoluer à son poste habituel. Résultat : Govou, très critiqué, reste à droite et Diaby, réclamé par certains cadres tricolores, prend la place qui lui revient, poussant Malouda sur la touche.

Les hymnes : les Bleus jouent en blanc, ils ont apparemment révisé les paroles de la Marseillaise avant de venir au stade. Abidal fait coucou à la caméra, Gallas se gratte l’entre-jambe.

 

C’EST PARTI !

6e : Ribéry se promène sur la gauche, centre à ras de terre devant le but en direction de Govou, qui, on s’y attendait, manque l’immanquable…

8e : On s’y attendait aussi : les trompettes sud-africaines sont insupportables…

15e : On commence à s’ennuyer sévère devant notre télé. Heureusement, l’Uruguayen Forlan décoche une belle frappe du droit sous le nez de Gallas. Lloris détourne sans problème.

18e : Gourcuff se réveille après une sieste de plusieurs mois. Son coup-franc excentré file dans la lucarne céleste, mais le gardien pré-pubère de l’Uruguay sort une claquette.

25e : Arsène Wenger, consultant pour TF1, tente de justifier son salaire d’un « oui, c’est vrai » peu convaincant.

27e : Diaby fait un sans faute, sa puissance et son apport offensif sont précieux au milieu de terrain. « Il fait du bien partout » commente l’agaçant Christian Jean-Pierre, qui, visiblement, connait personnellement le joueur d’Arsenal.

30e : Pas évident de trouver Anelka au milieu des défenseurs sud-américains. Pas très grave puisqu’à chaque fois qu’il a le ballon, il fait le mauvais choix.

40e : Govou blesse un adversaire : enfin il se rend utile  

MI-TEMPS : Les Français sont mauvais, les Uruguayens encore plus, le match est chiant.

 

49e : Coup-franc dangereux de Forlan : Diaby justifie une nouvelle fois sa titularisation en dégageant le ballon au milieu de trois Uruguayens.

54e : Même avec une frappe de mammouth, Gourcuff ne trouve pas la faille dans le mur bleu azur.

57e : Les joueurs de Tabarez sont en train de sombrer dans un coma profond… Nous aussi devant notre télévision. Ah si seulement Johnny pouvait lancer un « Aller les Bleus ! »

63e : Henry s’échauffe le long de la touche… en vue du match contre le Mexique ?

71e : Domenech cède enfin : Titi remplace Nico ! Ca va être difficile pour Henry de faire pire qu’Anelka…

72e : Ca chauffe dans la surface tricolore : déviation de Suarez pour Forlan qui voit sa demi-volée fuir le cadre. Pour combien de temps encore ?

74e : Domenech fait plaisir à Malouda en le laissant fouler la pelouse quelques minutes, à la place de Gourcuff. Trop sympa Raymond !

79e : Tir décroisé de Maloudaaaaaa !!! ….à côté.

81e : Lodera, coupable d’un attentat sur Sagna, écope d’un second carton jaune. A onze contre dix, avec des chambres d’hôtel à 500 euros la nuit, on n’a vraiment plus aucune excuse !

84e : Gignac fait son entrée sur le ring, Govou sort sous les applaudissements d’une foule en délire (non, je rigole).

88e : Henry réclame une main dans la surface uruguayenne… C’est l’hôpital qui…

90e : Quelques beaux enchaînements, un corner, un débordement… les Français y croient mais ça ne suffit pas pour faire sauter le verrou céleste.

93e : Dernière occasion pour les Bleus : Henry est chaud pour frapper le coup-franc… qui finit dans le mur. Et plouf.

94e : FIN DU MATCH : la France est tenue en échec 0-0. Elle se retrouve troisième de son groupe et moi, j’ai mal à la tête à cause de ces ****** de trompettes !

 

Photo : nicolasrichoffer.com

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Café des sports
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 13:46

 

Le pétrole coule toujours à flot dans le Golfe du Mexique. Il s'échappe du puits autant de pétrole que si un supertanker s'échouait tous les quatre jours... Alors en attendant que BP parvienne enfin à stopper la fuite et que les côtes soient lessivées, voilà à quoi pourraient ressembler vos vacances si vous choisissiez la Louisiane comme destination. Gardez le sourire, vous, contrairement aux habitants de cet Etat, vous n'êtes pas obligé de vous y rendre...

 

louisiane3

 

louisiane1

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Crédits photos : 1. AP Photo/David Bundy ; 2. et 3. AP Photos/Eric Gay

Retrouvez le diaporama complet du Boston Globe ici !

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Arrêts sur image
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 14:18

 

A moins d’une semaine du coup d’envoi de la Coupe du monde, Rama Yade, la secrétaire d’Etat au Sport, s’est levée du banc de touche où elle sommeillait pour faire une déclaration fracassante. L’hôtel des Bleus est trop luxueux, selon elle. En période de crise économique, elle demande plus de « décence ». Pour mieux comprendre cette saillie de dernière minute, l’Oreille qui traîne lui a posé quelques questions… et y a répondu à sa place.

 

rama yade Rama Yade, pourquoi avez-vous attendu autant de temps avant de critiquer l’hôtel des Bleus alors que le choix a été fait il y a plusieurs mois ?

Ce n’est pas de ma faute si mon conseiller se réveille seulement maintenant ! Pour tout vous dire, moi j’étais persuadé que l’équipe de France allait dormir à Clairefontaine, comme en 1998.

Mais vous êtes au courant que la compétition se déroule en Afrique du sud…

C’est gentil de prévenir ! (elle s’énerve) Heureusement qu’il me reste des points miles… (elle se calme) On m’a déjà fait le coup cet hiver, lors de la Coupe du monde des sports de neige. Personne ne m’avait dit que c’était au Canada. Résultat, je suis arrivée avec trois semaines de retards et je me suis coltiné les paralympiques. Croyez-moi, les journées sont longues quand on passe son temps à regarder des unijambistes faire du ski…

Vous justifiez votre propos en expliquant que nous sommes en période de crise… Cela veut-il dire que sans ce contexte économique, vous n’auriez pas jugé trop luxueux un hôtel où la chambre est facturée près de 600 euros la nuit, soit plus de la moitié d’un Smic ?

Alors pour ça, adressez-vous directement à mon sélectionneur à moi, François Fillon, alias le Domenech de Matignon. C’est lui qui nous oblige à terminer toutes nos phrases par « en temps de crise ». Et puis, je dois avouer que c’est quand même nettement moins cher que l’auberge de jeunesse dans laquelle les Bleus avaient l’habitude de coucher…

Une auberge de jeunesse ?

Oui, chez Zahia ! Vous savez : « quand y en a pour deux, y en a pour trois », la devise de la maison ! Là c’était 1000 euros la nuit, ça fait une sacrée différence au niveau des bourses…

Et la prime de 300 000 euros accordées aux joueurs en cas de victoire, c’est indécent ?

Un des cents ?! Mais je croyais qu’ils n’étaient que 23 ! (Elle appelle son conseiller, puis reprend). Oui, en effet, c’est très in-dé-cent…

Vous n’avez pas l’air convaincue. Pourtant, les joueurs ont déjà des salaires astronomiques. Ils gagnent en un jour ce que vous-même, madame la secrétaire d’Etat, vous gagnez en un an…

Très drôle (elle esquisse un sourire crispée). C’est réellement très indécent, surtout en temps de crise. D’autant que la retraite à 60 ans, ils s’en cognent eux !

Et vous, Rama Yade, vous montrez l’exemple en matière de logement ?

Tout à fait Thierry ! C’est drôle ça, vous voyez que je m’y connais en foot ! (sic) Bref, en ce qui me concerne, j’habite dans une tente que le Colonel Kadhafi a oublié à Paris lors de sa dernière visite. C’est très confortable, surtout en temps de crise.

Ce matin, Roselyne Bachelot, votre ministre de tutelle, vous a fermement recadré…

Ah, ca y est, elle a fini d’écouler ses stocks de vaccins anti-grippe A ! Elle est gentille Roselyne, mais ce serait bien qu’elle se taise. Ce ne serait pas un luxe, surtout en temps de crise.

Dernière question : que pensez- vous du 4-3-3 testé par Domenech ?

Vous pouvez répéter la question ?

Le nouveau système de jeu de l’équipe de France…

Heu… Vous savez, ce n’est plus de moment de faire les critiques. Il faut soutenir les Bleus ! Et croyez-moi, avec Benzema en attaque, les défenses adverses vont trembler ! (elle sourit… bêtement).

 

Photo : nicolasrichoffer.com

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Café des sports
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 12:41

 

houmousCe n’est pas nouveau, Israéliens et Libanais entretiennent des relations diplomatiques tendues. Ces deux voisins du Proche-Orient ne sont officiellement pas en guerre, mais ils se livrent un combat acharné sur le terrain... gastronomique ! Ici, pas de Hamas, c’est le houmous qui attise les haines et qui amasse les convoitises (au Liban, il s’agit plutôt du Hezbollah, mais ça sonne moins bien). Les deux pays se disputent en effet la paternité des spécialités culinaires de la région. C’est un moindre mal : les batailles de fourchettes font généralement moins de victimes que les tirs de roquettes. Et dans cette guerre de tranchée, le Liban a frappé un grand coup le week-end dernier. N’hésitant pas à transgresser le traité de non-prolifération des boulettes, 300 cuisiniers libanais ont concocté dimanche le plus grand plat de falafels du monde. Plus de cinq tonnes sur la balance ! Un coup d’éclat difficile à digérer et qui nourrit les rancoeurs côté israélien. D’autant que la veille, les toqués de la toque libanais avait fait tomber un autre record, jusque là détenu par l’Etat hébreu. Celui de la plus grande plâtrée de houmous, avec dix tonnes de purée de pois chiche ! Deux records en deux jours, c’est louche, mais on ne va pas en faire tout un plat. Sauf qu’en regardant de plus près, on se rend compte que cette bataille de chiffonniers porte sur des enjeux économiques considérables : le houmous, à l’exportation, représente un joli petit pactole. Le pays du Cèdre exige donc qu’il soit exclusivement labellisé "produit libanais".  Quoiqu’il en soit, Israël pourra toujours se rabattre sur le taboulé pour reprendre la main : le record du plus grand plat, près de quatre tonnes, date de 2009...

Par L'oreille qui traîne - Publié dans : Temps de cerveau disponible
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